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02/02/2010

Sorties DVD

Zombieland_SonyPictures Semaine du 2 février 2010

Entre des guerres napoléoniennes, des zombies délirants et un fanatique du Bien impressionnant, la semaine cinéma à la maison s'annonce frétillante.


 

Demain dès l’aube

Un film de Denis Dercourt

Demain

La musique, une obsession, du désir, de la vengeance et de la jalousie entre deux femmes: la recette expérimentée par Denis Dercourt dans son précédent La tourneuse de pages avait séduit autant que glacé. Tournant cette fois sa caméra du côté de deux frères que tout semble séparer, le délicat cinéaste s’aventure du côté des jeux de rôles de reconstitution des guerres napoléoniennes grandeur nature. Empruntant son titre au célèbre poème de Victor Hugo, son Demain dès l’aube est un thriller singulier et astucieux qui marque également, face à l’impeccable Jérémie Rénier, le grand retour du charismatique Vincent Perez devant la caméra. Dommage que la mise en scène, trop rigide et les dialogues trop figés empêchent le vrai envol du duel.




 

Zombieland

Un film de Ruben Fleischer

Zombieland

Une terrible épidémie, une population transformée en zombies, quelques malheureux humains survivants: rien qui n’ait a priori pas déjà été vu cent millions de fois dans le film de zombies, pourrait-on croire. Pourtant, à la manière du Shaun of the Dead d’Edgar Wright, Zombieland s’amuse à dépoussiérer la formule en y injectant une bonne dose d’humour parodique et déjanté. Les acteurs (Jesse Eisenberg, Woody Harrelson, Emma Stone, Abigail Breslin, et même Bill Murray) s’en donnent à cœur joie, les références pleuvent, les répliques ont la vivacité qu’il faut pour compenser la minceur de l’intrigue, l’humour est aussi potache que décomplexé : le plaisir n’est peut-être pas très digne, mais il est assurément là.



 

5150 rue des Ormes

Un film d’Éric Tessier

5150ruedesOrmes

Éric Tessier et Patrick Sénécal. Le duo avait déjà frappé en 2003 en présidant au destin du sanglant et grand-guignolesque Sur le Seuil. Avec 5150 rue des Ormes, toujours adapté d’un des romans du petit maître de l’horreur à la québécoise, les deux rattrapent le coup en mettant la pédale douce sur les effets, en peaufinant l’ambiance de ce thriller psychologique assez prenant, mais surtout en laissant à Marc-André Grondin en jeune homme kidnappé et au fascinant Normand d’Amour, en fanatique du Bien, persuadé qu’il existe une violence «juste», le soin de porter le film en jouant avec délectation au chat et à la souris. Leur talent parvient presque à faire oublier le symbolisme forcé, les références assénées et la mise en scène sans réel recul.

Photos: Metropole Films, Columbia Pictures, Alliance Vivafilm.

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Notre blogueuse

Helen FaradjiHelen Faradji

Débarquée à Montréal il y a dix ans, Helen Faradji promène depuis sa passion pour le cinéma en toute liberté. Titulaire d'un doctorat sur le cinéma des frères Coen et de Quentin Tarantino, elle collabore ainsi à de nombreuses publications et a été chef de section Cinéma de l'hebdo ICI avant de devenir rédactrice en chef du 24images.com.