Cinéma iranien: de pire en pire
Après la vague d'arrestations de cinéastes et artisans du cinéma iranien en 2011, 2012 ne s'annonce pas plus réjouissante au pays de Jafar Panahi.
L'an dernier, le petit monde du cinéma s'alarmait, et avec raison, des arrestations de différents cinéastes, scénaristes, acteurs, actrices et techniciens en Iran, au motif bien fallacieux de leurs activités anti-régime.
Mais restait un lieu, La Maison du Cinéma, à Téhéran, qui semblait pouvoir encore tenir lieu de refuge à tous ceux qui s'opposaient à ces brimades injustes.
Malheureusement, Le Monde nous apprenait aujourd'hui la dissolution de cet organisme comptant 5500 membres sur ordre du ministre de la culture et de l'orientation islamique. Motif? L'endroit serait le lieu de trop de manifestations critiques d'indépendance…
Interrogé par le quotidien, Nader T. Homayoun, cinéaste iranien vivant à Paris, précise: "En Iran, la Maison du cinéma était un peu la maison de l'espoir. Sa dissolution est une mise au ban de toute la profession. Elle a été créée il y a dix-huit ans pour donner de l'air aux cinéastes. Tous en faisaient partie. Ils pouvaient exercer un recours lorsque leur scénario était refusé. Ou se défendre contre un producteur... "
De plus, on apprenait aussi que désormais, aucun cinéaste iranien ne pourrait présenter un de ses films dans un festival international sans avoir obtenu au préalable l'autorisation du gouvernement.
Que cette situation perdure en 2012 est intolérable. La persécution doit cesser.



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