Le boom du cinéma québécois!
Le vendeur, Nuit #1, Marécages, Roméo Onze, En Terrains Connus, Rebelle sous le patronage d'Incendies, de Curling ou de Monsieur Lazhar... impossible à nier, chez lui comme sur la scène internationale, le cinéma québécois se porte bien. Et même plus.
Des prix glanés sur les scènes des festivals les plus prestigieux, des nominations aux Oscar, des paillettes et de la renommée, mais surtout, surtout, une ambition qui, de film en film, semble s'affirmer de plus en plus fort. Le cinéma québécois n'a plus peur et semble enfin oser montrer ce dont il est capable. Mais comment l'expliquer?
Nouvelle vague, mouvée, renouveau... tous les termes ou presque ont été utilisés pour parler de ce boom évident. Et aujourd'hui, au tour du National Post de tenter son explication en réunissant autour d'une table le journaliste Brendan Kelly, le cinéaste Kim Nguyen et le programmateur du festival de Toronto Steve Gravestock.
Un papier bien intéressant qu'on vous invite à lire dans son intégralité ici mais dont on retiendra surtout cette explication signée Nguyen, particulièrement juste à nos yeux de ce nouveau mouvement qui, à défaut d'avoir un nom, a en tout cas de quoi sérieusement enhtousiasmer.
"Je pense que ce mouvement grâce auquel notre province a commencé à avoir du succès en produisant des films qui s'intéressent à un monde plus large que notre petit environnement a commencé il y a longtemps. Avec le film Cosmos en 1996, puis avec les films de Denis Villeneuve à la fin des années 90 (je citerais aussi Le confessional de Robert Lepage). Ils ont aidé à moderniser la conception du cinéma comme un médium visuel. Puis, peut-être encore plus important, dans les 20 dernières années, on s'est mis à comprendre que la notion de "contenu canadien" ne devait plus concerner les sujets et leur géographie, mais simplement les auteurs du film"
Un cinéma qui s'assume dans ses expériences formelles et esthétiques, mais surtout un cinéma qui arrête de se regarder le nombril et s'ouvre au monde et aux autres, voilà la clé du succès? En tout cas, c'est un sacré bon début.



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