Les films iraniens privés de poulet
Après les cinéastes et autres artisans de l'industrie empêchés de faire leur travail, les règles imposées aux acteurs et actrices, le régime iranien continue à faire peser son idéologie inique sur la production de films locale.
Esmail Ahmadi-Moghaddam, responsable de l'application des lois et accessoirement beau-frère du président Ahmadinejad, a en effet fait savoir aux aspirants cinéaste qu'ils n'auraient désormais plus le droit d'inclure des scènes de repas de poulet dans leurs films…
La cause? Les classes les moins favorisées, qui ne peuvent plus se payer ce genre de repas, pourraient du coup avoir envie d'attaquer les plus riches
Le prix du poulet a en effet triplé en un an sur les marchés iraniens…
Cette nouvelle, lue aujourd'hui dans The Telegraph, doit-elle nous faire sourire ou pleurer? Reste en tout cas qu'on souhaite sincèrement que les autorités iraniennes se mettent à se préoccuper davantage de leurs citoyens et de leur capacité à manger à leur faim plutôt que du contenu des films qui, doit-on le rappeler, relève, jusqu'à preuve du contraire, de l'art, pur et dur. Avec ou sans poulet.
Pour un petit rappel de la situation vécue par les cinéastes iraniens, c'est ici.



Commentaires